Je crois que je vais pouvoir recommencer a nager. L'eau doit être encore supportable. Et j'en ai besoin. La bourse remonte ce matin entrainee par je-ne-sais-quelle-humeur et tout le monde de croire que la crise est finie. Elle ne fait que commencer et la bourse se réjouit un peu trop vite. De toutes façons, la Bourse est une idiote intégrale, elle se réjouit ou s'afflige toujours trop et les gens seraient bien plus tranquilles s'ils investissaient en obligations. Quant à tous ces capitalistes et ces gérants de fonds qui se gavent et font joujou avec notre argent durement gagné, ils peuvent aller au diable. Je ne leur donnerai plus jamais un sou.
Wednesday, October 29, 2008
TEMPS DE REVE POUR ANTICAPITALISTE
Je crois que je vais pouvoir recommencer a nager. L'eau doit être encore supportable. Et j'en ai besoin. La bourse remonte ce matin entrainee par je-ne-sais-quelle-humeur et tout le monde de croire que la crise est finie. Elle ne fait que commencer et la bourse se réjouit un peu trop vite. De toutes façons, la Bourse est une idiote intégrale, elle se réjouit ou s'afflige toujours trop et les gens seraient bien plus tranquilles s'ils investissaient en obligations. Quant à tous ces capitalistes et ces gérants de fonds qui se gavent et font joujou avec notre argent durement gagné, ils peuvent aller au diable. Je ne leur donnerai plus jamais un sou.
Tuesday, October 28, 2008
SARAH PALIN :JE VOUS PRENDS POUR DES CONS MAIS NE LE DITES PAS A McCAIN
Evidemment il a remarqué le signe VOTE OBAMA planté par mes soins sur la pelouse du trottoir (si on peut appeler ainsi ce qui reste de l'herbe après le passage de Ike) et nous avons commencé à parler politique.
A un moment Ann lui a demandé comment il allait voter mais elle voulait seulement savoir s'il allait voter par correspondance vu qu'il est venu du Missouri pour répondre à la demande de travaux electriques dans l'ile. Il s'est mépris et après un moment d'embarras, il nous a répondu qu'il allait voter "biblical".
J'ai cru qu'il allait nous dire qu'il voterait Obama dans la mesure où le message de ce dernier me parait plus biblique que celui de McCain. Grossière erreur. En réalité, si Randy vote biblique, c est uniquement eu égard aux problèmes d'avortement et d'islamitude présumée de Obama. En effet, Sarah Palin, comme chacun sait, est pro-life (anti-avortement) et Obama est soupconné par ses detracteurs de ne pas être réellement Chrétien malgrè ses affirmations.
La propagande et les diffamations du clan Républicain ont un impact considérable sur cette population religieuse du Sud des Etats Unis : la Bible Belt se porte bien et ce n'est pas demain que les bien pensants cessent d'être les victimes des prêcheurs en tous genres, qu'ils soient religieux, politiques ou commerciaux. De toutes façons, c 'est le même but : embrigader, faire du business et assurer son pouvoir.
Au fond de lui, Randy a peur du Socialisme timide de Obama car McCain l'a convaincu que "plus d'Etat, c'est du Communisme pur et simple." Derrière les légions d'avorteurs et de terroristes musulmans, Randy voit se dessiner des régiments de Staline et l'ombre du NKVD. Sans réaliser qu'au royaume du Patriot Act, le FBI a autant de pouvoirs arbitraires que le redouté NKVD. Les Américains vivent de plus en plus dans un mythe : celui de la grande démocratie à la Tocqueville et du paradis capitaliste où devenir riche est à la portée de chacun.
En réalité des millions d'Américains marnent comme des bêtes toute leur vie sans aucune protection contre le chômage, la maladie ou l'arbitraire patronal. Et ce sont les mêmes, exhortéa par Sarah Palin, qui rejettent Obama comme "socialiste". Si Tocqueville revenait aux Etats Unis, il écrirait "De l'Art de prendre les Américains pour des cons."
Monday, October 27, 2008
LES ARBRES TOMBENT DE FATIGUE
Elle et son mari, le pauvre Hughs, ont fini par décamper en 2007 à la suite des innombrables plaintes des habitants de Galveston à leur égard. Il parait qu'elle ne cessait pas de le menacer de le tuer et il avait bien l'allure du type martyrisé par sa femme. C'était le meilleur des hommes au demeurant et loin d'être bête mais bref il faisait partie de la race des victimes des femmes. Il faut dire que la Jeannette était une forte personnalité, un peu excentrique et devenue passablement maboule avec la ménopause.
Elle nous aimait bien, Ann et moi, et nous faisions toujours de superbes affaires avec elle, achetant 100 dollars ce que nous revendions 300 sur e-Bay dans la journée. J'ai presque regretté son départ mais l'odeur de ses chats rendait Ann malade et lui procurait des allergies durables. On a fini par ne plus se rendre chez Jeannette.
En outre je ne supportais plus la façon dont elle traitait ce pauvre Hughs et j'aurai fini un jour par le lui gueuler à la face. Je me demande vraiment ce que le pauvre homme est devenu : elle l'a probablement largué, à moins qu'elle lui ait collé deux balles d'automatique dans le crâne et qu'elle pourrisse dans une prison au Texas. Elle avait du être super-sexy avant de se ruiner la santé à boire et fumer et c'est sand doute pour cela que le malheureux Hughs n'a jamais eu les couilles de lui dire de la fermer.
Saturday, October 25, 2008
RIFF RAFF ELEMENT
Il n'est pas sûr que la ville va chercher à se débarrasser du riff-raff element de l'ile mais cela en prend le chemin. Pour ceux qui ne savent pas ce qu'est cet élément, disons qu'il s'agit des nécessiteux qui ne paient pas leur achats de nourriture avec une carte de crédit mais avec des "food stamps".En général, ils sont noirs ou hispaniques mais il y a aussi un bon nombre de "white trash people", cette partie de la population blanche américaine incapable de se mettre au boulot et d'être autre chose que des buveurs de Budweiser et des "potato couches" vivant dans des trailers (caravanes) ou dans les plus minables maisons en bois de Galveston.
L'autre soir, Steve Leblanc, city manager, nous a tous réunis au Convention Center pour nous expliquer que la ville allait reloger les gens dans des "projects" d'ici le mois de Mars. Mais comme il est évident qu'il n'y aura pas de places dans ces projects pour tout le monde, il va bien falloir que les plus pouilleux quittent l'ile. Où vont ils aller ? Mystère et boule de gomme. Houston ne veut plus d'eux après avoir accueilli en 2005 plusieurs dizaines de milliers de Noirs de New Orleans. Le Texas n'a jamais franchement aimé les Noirs et sans faire de racisme comme en Alabama ou dans le Mississipi, il est évident que pour les Texans, un bon Noir et un Noir qui vit ailleurs. Ce doit être le fond germanqiue du Texas qui ressort : on veut bien des cow boys blancs mais pas de garçons d'écurie noirs. D'ailleurs un cow boy noir, cela n'existe pas et un chercheur d'or noir noir, pas davantage.
Au total, l'ile semble déterminée à saisir sa chance : on garde le minimum de riff raff pour avoir l'air social et on convertit Galveston en une bande de sable fin pour super-riches. Ma foi, moi, cela ne me déplairait qu'à moitié, mais je dois dire aussi que je me sens parfois plus à l'aise avec un rif raf noir qu'avec un milliardaire texan blanc comme un linge. Ce doit être mon côté marseillais qui ressort.
Friday, October 24, 2008
OKTOBER FEST

Chaque année la communauté luthérienne de Galveston qui a été jusque dans les années 20 la plus forte communauté de l'ile organise une réplique de la traditionnelle Oktober Fest munichoise. Cette année en dépit des ravages de Ike, l'Eglise luthérienne a décidé de maintenir les deux journées de beuverie et de sausagerie.L'ambiance y était bon enfant et n'a jamais au demeurant les excès de sa grande soeur munichoise où je suis allé une fois en 1985 avec Renata et Serge à l' époque où je pouvais supporter ce dernier. J' ai d' ailleurs encore une photo de nous trois où nous avons l' air de joyeux lurons un peu éméchés, ce que nous étions sans doute.
Cette année j 'ai tenté une bière sans aucun plaisir et elle m'a d'ailleurs donné instantanément mal à la tête. Je ne l'ai même pas terminée.
Néanmoins c' est assez admirable de voir que malgré les très dures conditions dans lesquelles se trouvent l ile et ses habitants, le coeur y était encore. Certes les sourires étaient moins prononcés que l' an dernier et l' envie de s'amuser en dansant et buvant moins présente mais au moins la volonté de renouer avec des temps plus cléments témoigne de cette irrésistible envie de survivre et de surmonter les crises qui caractéise l'âme américaine et sans aucun doute la psyché germanique. Galveston a peut-être été créée par un Canadien francais du nom de Michel Menard mais elle a été construite par des Allemands et il n' y a pas longtemps la langue de Goethe etait toujours la plus parlée dans l'ile. Ach so !!!
Dans le fond, je suis revenu à mes premières amours.
Wednesday, October 22, 2008
LES DEBRIS EN VEDETTE
La ville a passé des contrats avec des societés de déblayage des débris resultant du passage de Ike : ils sont entassés sur un emplacement vide le long de la principale artère de Galveston et forment des amoncellements impressionants. Qu'est ce qu'on va faire de ces montagnes de détritus de toutes sortes quand toutes les rues de la ville auront ete nettoyées ? Je n'en sais rien. La mairie tient aujourd hui à 17h une grande réunion d'information sur l'avenir de l'ile mais Ann ne se sent pas bien et je n ai pas envie d'y aller seul. Bailey, notre voisin, nous fera un compte rendu complet. J'ai horreur d'être seul dans une foule d'inconnus et je suis de moins en moins sociable.Les rues de la ville sont encore jonchees de detritus mais l'allure generale est un peu plus acceptable. Cela dit, par endroits, les dégâts visibles sont encore considerables : toits arrachés, devantures éventrées, bateaux de plaisance en plein milieu de la chaussée ou sur le trottoir...
Sunday, October 19, 2008
RECONSTRUIRE AUX STANDARDS
Un des problèmes les plus aigus que confrontent les habitants de Galveston est le coût de reconstuire leur maison aux nouveaux standards imposés par la ville ; ce coût est bien entendu supérieur aux indemnités pour dégâts versés par les assurances. Dans le cas d'une famille totalement propriétaire de sa maison et disposant d'un peu de cash a la banque, cela n'est pas trop grave. Mais pour ceux qui ont un crédit hypothécaire sur la maison et n'ont pas de cash disponible, les deux allant généralement de pair, la situation devient dramatique.Or 75% des maisons de l'ile ont été abimées ou détruites et si on ignore combien de ces maisons sont affublées d'un crédit hypothecaire, il n'en reste pas moins que bien des Galvestoniens vont devoir rendre les clefs de la maison à la sociéte de crédit et chercher refuge ailleurs. Une perspective qui ne réjouit pas au demeurant les sociétés de crédits dont ce n est pas le métier de retaper une maison abimée et de la revendre. D'autant plus que le marché immobilier de l ile n est pas flambant après un ouragan de la violence destructrice d'Ike.
L'Etat fédéral a deja fait savoir que ses agences de secours n'avaient plus d'argent disponible pour aider les victimes de cette situation. Les financiers ont laissé entendre qu'ils étaient prêts à travailler au cas par cas et les assureurs sont prêts dans certains cas, si la police le prévoit, à verser jusqu a 30.000 dollars de "Bonus" pour faire face à la difference entre l'évaluation des dommages et le coût total de la reconstruction aux nouveaux standards. Ce gap peut être de dizaines de milliers de dollars.
La grande crainte des édiles municipaux est que la situation devienne intolérable pour une partie de la population middle class de l'ile et que Galveston devienne un ghetto pour résidences et villas de luxe comme c 'etait le cas depuis quelques années dans la partie occidentale de l'ile. Sans sa middle class, Galveston perd une partie de sa base de petits commercants et artisans et voit sa population se réduire de facon dramatique. D'aucuns au sein de la mairie poussent vers cette évolution depuis des années mais une large majorité d'élus ont toujours voulu maintenir a l ile son cachet d'authenticité et son mélange racial et social qui fait son charme et la rend humaine.
D'autres y voient, mais il ne faut pas le dire, l'occasion inespérée de se débarrasser pour toujours de sa population hispanique et noire sous-employée, pour ne pas dire au chômage chronique. Ce faisant, on se débarrasse aussi des gangs, du crime et des ghettos noirs qui ont en outre été les plus affectés par la violence d'Ike. Du coup, les débâts ragent à l'hotel de ville entre les partisans du statu quo et ceux du vide par l'argent. Personnellement, j'ai tout à gagner à la transformation de l' ile en résidence de super-luxe mais j'ai tout à perdre à me retrouver entouré d'une bande de super-riches venus de Houston et Dallas qui peuvent dépenser en une soirée ce que ma retraite me fournit en un an. L'avenir est très incertain pour les pauvres et les fauchés.
Subscribe to:
Posts (Atom)
