Je n'ai rien écrit depuis Décembre. J'ai préféré étaler mes états d'ame sur une toile plutot que sur un blog. Finalement la peinture permet une meilleure expression de soi-meme ce qui en fin de compte eleve l'ame au lieu de l'ecouter avec complaisance.
J'ai fini par revenir me faire soigner a Marseille car ce n est pas mon ame qui est malade mais mon corps. Je me demande parfois si Ike n'est pas pour quelque chose dans le retour du cancer. Enfin! je supporte bien le traitement et j'ai bon espoir. Il m'arrive d'avoir peur toutefois mais je chasse ce sentiment affreux a grands coups de pieds. Il faut ignorer le mal et la peur qui est une tres mauvaise conseillere comme chacun sait.
Ann est seule a Galveston et en profite pour faire des ameliorations dans la maison, mettant Sean a contribution. Pauvre Sean ! Faut dire aussi qu'on l'aide bien a se sortir de la mauvaise passe où il se trouve. Quant à Galveston, le retour à la prospérité d'avant Ike me semble toujours problématique. Il ne faut pas etre pressé. Cela dit, malgré tout le plaisir que j'ai à etre avec les miens, Galveston me manque. Apres quelques semaines en France, I miss terribly the USA. Je ne saurai dire pourquoi. Peut etre est ce simplement que je suis en train de devenir Américain malgré toutes les critiques que je peux formuler à l'encontre de ce pays trop neuf, trop immature, trop béotien, trop violent, trop nouveau riche, trop sur de lui.
Thursday, May 14, 2009
Monday, December 1, 2008
A DEUX DOIGTS DE LA MORT A GALVESTON

Le sherif m'apprend que 911 a recu ce matin un coup de fil d'un homme annoncant que sa mère vivant dans une maison de la 35th Rue avait besoin des services d'un mèdecin et qu'elle était au plus mal.
Quand l'ambulance s'est pointée dans la maison, les infirmiers ne trouvèrent à première vue personne. Toutefois l'odeur de pourriture était si forte et les draps du lit dans la chambre si souillés qu'ils pensèrent tout de même qu'il y avait un être vivant, quoique mal en point, dans la demeure.
Après un rapide tour du domaine, les deux infirmiers finirent par découvrir dans la cuisine une vision d'horreur : là gisait à même le sol de céramique froid, une femme d'une soixantaine d'années totalement nue, souillée à un point indescriptible et dont la chair avait commencé à être bouffée par les vers que les infirmiers pouvaient voir grouiller dans les plaies. La misérable créature est elle demeurée dans cet état depuis l'ouragan Ike en Septembre dernier ?
Le fantomatique fils ayant disparu avant l'arrivée de l'ambulance, il est difficile de savoir. La dame en question, àgé de 62 ans, est d'origine hispanique mais est Américaine et a travaillé longtemps pour la police de Galveston. Transportée à l'hopital de Texas City dans un état proche de la mort, elle n'a pas encore été en mesure de renseigner la police et pourrait même, selon les médecins, n'être plus jamais en état de le faire.
Difficile d'imaginer que des situations de ce genre peuvent encore se produire en 2008 aux Etats Unis chez des gens qui sont apparemment des citoyens normaux.
Wednesday, November 26, 2008
BOLIVAR TOUJOURS EN ETAT DE GUERRE
Le couvre-feu est toujours en vigueur de 10 pm à 6 am et la police a accru sa surveillance et ses patrouilles car le pillage a très sérieusement sévi dans les premières semaines postérieures à Ike.
Seulement deux restaurants ont réouvert sur cette zone très touristique qui s'étend sur 30 miles de long en travers du Golfe du Texas. Pour avoir une idée à quoi ressemble cette péninsule, vous pouvez cliquer sur ce lien qui vous donnera une vue aérienne. A gauche sur la vue, c'est l'ile de Galveston et sur la droite, cette fine zone de sable, c est la péninsule de Bolivar qui est désormais une ile. Un pont lui conserve son statut de péninsule mais il a beaucoup souffert durant l' ouragan et une seule voie de passage est pour le moment rétablie. La toute petite ile entre les deux est Pelican island qui abritait un sous marin et un dragueur de mines de la Seconde Guerre Mondiale : le premier a perdu sa tourelle et le second a été balayé hors de son dock pour se retrouver à sec sur l'ile même.
Sunday, November 23, 2008
PROBLEMES A LA MAIRIE
Y a-t-il une personne de bon sens à la mairie de Galveston, Tx. ? Je pose la question car, depuis que je vois le seawall (photo) construit en 1900-1911 pour protéger l'ile des effets des ouragans, notamment du tsunami, s'élever très haut au dessus de la plage, je me pose des questions.Je m'explique. Edifié après l'ouragan dévastateur de Septembre 1900 qui tua 6000-8000 personnes dans l'ile, le seawall (mur le long de la rive) s'élèvait intialement de 12 pieds au dessus de la plage, donc en principe bien au dessus du niveau des eaux et en tout cas à une hauteur suffisante pour stopper la plupart des tsunamis (ici on parle de "storm surge").
Seulement voilà, chaque année durant la saison estivale, la plage est envahie par des algues, des touffes d'algues piquantes et malodorantes qui polluent le plaisir des baigneurs et des touristes. De peur de déplaire aux commercants toujours près de leurs sous, la mairie dépense chaque année plusieurs millions de dollars pour bulldozer ces algues et le sable sous-jacent contre le seawall où le tout vient former une no man's land assez élevée sur laquelle se développe même une sous végétation et apparaissent quelques fleurs.
Le problème est que ces kilotonnes de sable et d'algues agglutinés contre le seawall réduisent de plusieurs pieds sa hauteur initiale et forment même une sorte de tremplin sur lequel les vagues de l'ouragan viennent prendre leur élan pour sauter par dessus le seawall et déferler dans les rues de l'ile, noyant et détruisant tout. En finale, la mairie a ruiné la raison d'être du seawall, coûté une fortune au contribuable et permis à l'ouragan d'accomplir plus efficacement son oeuvre destructrice. Le pire, c'est que si la mairie ne faisait rien pour ces algues, la mer les retirerait d'elle-même et le statu quo ante serait rétabli.
Quand on est gouverné par des cons pareils, il n'y a plus qu'une solution : les abattre. Mme Linda Anne Thomas, maire de Galveston, et Mr Steve Leblanc, manager de la ville, devraient être démis de leurs fonctions et jugés pour crimes contre la santé et la sécurité des Galvestoniens.
Saturday, November 22, 2008
ROYAL VS CLINTON
De mon ile ravagée par Ike comme en témoigne cette photo de la plage Est de Galveston, je vois Mme Royal et Mme Clinton se débattre dans le marigot de la politique.Ces deux femmes ne m 'ont jamais été sympathiques mais Mme Royal bat tous les records. Elle conteste un vote dont les résultats lui déplaisent, tout comme un Roi nègre nie le ras de marée qui a amené l'opposition au pouvoir : en l'occurence il s'agit de Mme Aubry, une autre femme que j'apprécie moyennement mais au moins qui est compétente et a de la bouteille.
Quant à la Clinton qui a tiré dans les pattes de Obama au delà de l' acceptable pendant la campagne pour la nomination à la candidature à la présidence, elle a bien retourné sa veste depuis et s'est faite la très efficace égérie du "elected president" comme on dit ici. Pour la remercier, l'homme qui est un fin politique et a probablement du génie en ce domaine a décidé de la nommer State Secretary, c'est a dire ministre des affaires étrangères. Un poste comparable à un bourbier où les plus fins et les plus avisés se sont enfoncés jusqu'à la ceinture au point de ne plus pouvoir bouger sans s'asphyxier politiquement.
C'est un coup de maitre pour Obama. Si Mme Clinton se plante, ce sera sa faute et non celle du Président et en tout cas pendant qu'elle se plantera elle ne viendra pas l'emmerder sur des sujets de politique intérieure où il entend rester le maitre absolu. Et si elle réussit et bien la victoire lui retombera un peu dessus. Vive Obama !! Cet homme me plait de plus en plus, dommage que nous n'ayons pas un Obama au Parti Socialiste pour châtrer la Royal et la renvoyer à ses fourneaux car sa cuisine politique me donne le "vomi" comme on dit en Provence.
En tout cas, elle aura fait l'unanimté contre elle et ruiné le parti pour longtemps.
A Washington, j'ai un copain bien introduit au FMI qui me dit que le bruit court là-bas que DSK aurait accepté le poste de directeur que parcequ'il était convaincu que le PS allait "imploser". Imploser ? Wake up DSK, il est en train d'exploser et ni Mme Aubry, ni la folle à la mairie de Paris n'ont le charisme qu'il faut pour le sauver.
Tuesday, November 18, 2008
ENCORE UN PEU MOINS D'EMPLOIS
Après University of Texas Medical Branch (le CHU local) qui nous a annoncé la suppression de 3600 jobs, c'est au tour de l'assureur American National Insurance (ANI) de faire savoir qu'il quittait l'ile. Tout simplement. ANI avait son siège social (immeuble du fond sur la photo) à Galveston depuis plus de 100 ans et emploie ici plusieurs centaines de personnes.C'est un autre coup très dur pour la ville et ses habitants. Au fond de moi, je me demande comment tout cela va se terminer surtout dans le contexte de crise mondiale qui est le nôtre.
L'activité dans l'ile est réduite à un minimum, cela se voit à l'oeil nu : peu de commerces ouverts, bars et restaurants fermés ou vides, traffic plus fluide que jamais, même aux heures de pointe, et personne, absolument personne dans les rues, sans parler du centre ville qui est un désert aboslu. Enfin pour ajouter insult to injury les bateaux de croisière pour les Caraibes ne partent plus de Galveston mais de Pasadena, port de Houston. Du coup les milliers de touristes qui glandaient dans l'ile avant d'embarquer et après la croisière se retrouvent dans cette banlieue sordide de Pasadena où il n'y a rien à voir, rien à acheter et rien à faire. En tout cas ils ne dépensent plus leur bel argent dans les boutiques de l'ile et c'est un perte sèche de plus pour Galveston.
Je crois qu'on commence seulement à réaliser l'ampleur du désastre. Personnellement je suis très inquiet. J'essaie de ne pas trop le montrer mais cela doit se voir tout de même. Si je pouvais, je vendrai tout et reviendrai en France où je louerai un petit studio en attendant des jours meilleurs. Si jamais ils reviennent de mon vivant. J'ai parfois des doutes quand je vois l'ampleur de la crise qui secoue le monde dans ses fondements. Les hommes agissent irrationnellement en temps de prospérité mais en temps de disette ils deviennent fou. Pour la première fois de ma vie, le futur m'inquiète. Ce doit être l'effet de l'âge. En tout cas, j'essaie de m'en convaincre.
Friday, November 14, 2008
RETOUR A CRYSTAL BEACH

Wow, le coup de blues ! Hier nous sommes retournés pour la première fois depuis Ike sur la péninsule de Bolivar en face de Galveston où nous avons eu de 1999 à 2003 une beach house sur la plage de Crystal beach. La péninsule est désormais une insula totale coupée de tout mais surtout détruite à 95% : rien ou presque rien n'a soutenu les coups de boutoir frénétiques de l'ouragan du 13 septembre dernier.
Deux mois, jour pour jour, après le passage de ce monstre, il n'y a pratiquement plus rien à voir sinon des plages balayées et envahies de débris et détritus, des maisons effondrées, des voitures retournées, des facades béantes et surtout et partout ces piles de détritus, ces kilomètres de saletés, plastiques en tous genres, arbres arrachés, végétation détruite par l'eau de mer, un spectacle de fin du monde.
J'imagine que le Nord et l'Est de la France en 1919 n'étaient pas pires d'après les photos de l'époque que j'ai pu voir dans ma vie.
Pour Ann et moi, cela a été un choc terrible car nous avons passé à Crystal beach des jours heureux et l'endroit était paradisiaque comme en témoigne une des photos que je publie sur ce post. Le coup le plus dur a été de constater la disparition totale de notre chère LaBegude, la beach house de mes rêves que j'ai finalement accepté de vendre en 2003 et de comparer à ce qui en reste aujourd'hui : deux palmiers et la balustrade Est de la terrasse (photos ci dessus). Ann finissait par avoir peur des ouragans et j'ai vendu à contre-coeur. Au dernier moment, j'ai même dit que je ne voulais plus vendre mais l'acheteur, un imbécile d'avocat de Dallas, m'a fait savoir qu'il m'assignerait en justice si je ne lui vendais pas. Merci le connard, il m'a évité de me retrouver aujourd'hui avec trois bouts de bois en guise de maison de plage. Ann a eu bien raison de vouloir vendre mais il n'en reste pas moins que le spectacle hier était un total brise coeur. Sur des miles et des miles, la péninsule n'offre plus que le désolant spectacle de débris et détritus que depuis deux mois les services municipaux et les entreprises de déblaiement entassent sur le bord de la route.
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