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Tuesday, December 1, 2009

RENDEZ VOUS RUE PARADIS

Les choses se tassent un peu, le bras d'Ann tout violet s'améliore chaque jour et mes douleurs se font oublier grâce au patch codéiné. Je ne dors pas très bien toutefois et me réveille chaque nuit vers 3h, je me rendors après 8h quand l'infirmière a fini de me débrancher la perf de nuit. Mais vers 15h, Ann s'est rendu compte en me massant le pied que j'avais peut-être une phlébite, renseignement pris à l'hôpital et après doppler, pas de doute, j'ai fait un petit caillot de sang et d'ailleurs la jambe droite me fait souffrir. Donc traitement, piqûres et tout le toin-toin, je me serai bien passé de cette épreuve supplémentaire mais cela passera comme le reste.

Hier soir, j'ai lu le supplément de The Economist sur le marché de l'art contemporain, une étude passionnante et vraiment bien faite, en profondeur et avec un luxe de détails et d'informations inoui. Le magazine est optimiste sur l'avenir de ce marché car il y a plein de money pour les oeuvres de qualité, ce que je crois. Andy Warhol reste le bellwether (leader) du marché . Pour ma part, je vais reprendre le travail sur mon site sur le marché de l'art car il y a trop longtemps que je le néglige à cause de cette foutue maladie.

En tout cas, comme je le dis à Ann, si tu veux savoir et comprendre un peu ce qui se passe dans le monde, lis The Economist, pas Le Point ou l'Express, c'est une perte de temps. Quant au Monde, il est très intéressant mais reste trop franco-français.

Tout se passe bien pour l'aménagement de la rue Paradis et c'est finalement ce qui compte. Bonsoir, je suis fatigué.

Friday, August 14, 2009

CONVULSIONS ET HAINE REPUBLICAINE


Pauvre Obama, son programme "santé" connait les mêmes convulsions que ma propre santé, il va lui falloir réduire ses ambitions s'il veut passer et moi je dois prendre les miennes de convulsions en patience si je veux faire de même. A 7 heures du matin, j'ai cru que j'allais rendre tripes et boyaux mais rien ne venait, puis j'ai eu cette terrible douleur dans le ventre, tel un calcul qui se détache. J'ai eu mal jusqu'à 14h et maintenant je me sens presque bien. Il n' y a qu'à jeter un oeil à la stupidité de ce cartoon pour réaliser à quel point la campagne anti-obama prend en matière de santé des proportions stupéfiantes.

J'espère qu'Obama se sentira mieux prochainement car je souhaite de tout mon coeur que la santé aux USA soit enfin digne d'un grand pays qui se veut démocratique. Pour l'heure, elle est aux mains d'une bande de mafieux, couramment appelés docteurs, assureurs et proprios d'hôpitaux, qui se sucrent avec cynisme et indifférence sur le dos des malades qu'on a convaincus que l'Amérique était la paradis des patients avec la mèdecine la plus avancée du monde et la plus efficace. Ce n'est qu'un mythe de plus.

Si j'étais resté à Galveston pour soigner mon cancer, même avec Medicare, je serai probablement en train de mourir : jamais je n'aurai eu droit au traitement Zometa que l'administration Medicare aurait jugé trop onéreux et peut-être même que j'aurai été dénié une chimio digne de ce nom. En outre, j'aurai à payer tout médicament non pris en charge par Medicare, les taxis jusqu'à l'hopital, les nourritures spéciales nutritionnelles, bref des centaines de dollars chaque mois. En bref, je serai mal soigné, en train de me ruiner mais Rush Limbaugh, cette ordure vociférante qui a des contrats radio de millions de dollars, m'expliquerait dans sa verve haineuse que les démocrates veulent ruiner l'Amérique en essayant de faire quelque chose pour les gens comme moi. Le pire, c'est que je suis ni riche, ni pauvre, seulement représentatif de cette classe moyenne américaine qui peut vivre décemment mais ne peut s'offrir une assurance médicale de 2.000 dollars par mois.

Je hais cette Amérique du fric, de l' indifférence -tartufferie religieuse le cas échéant - qui bascule dans la haine si vous la contestez. Et tout ce que je souhaite, c'est que la haine écumante de Limbaugh ruine le parti républicain pour des décennies.

Je n'ai plus rien à lire pour le week endet c 'est un vrai drame. J'ai définitivement renoncé à finir le Michel Le Bris : en un mot comme en mille, "boring". Le Bris fait trop étalage de sa culture, mais il ne convainct pas, ce gros livre sent le "j'ai bien potassé le sujet à la biblio de la fac." La seule vraie culture qui émane de ce livre est celle du jazz mais j'en connais assez en ce domaine pour ne pas éprouver de plaisir à me faire inonder de ses références sur Fats Waller and Barney Bigard.

PS : by the way, j'ai supprimé le site Rue89 de la liste de mes favoris, malgré ma bonne volonté, je ne lui trouve plus aucun intérêt, c 'est mal écrit, son parti pris décalé finit par lui ôter toute spécificité et l'ensemble est ennuyeux, sans humour et s'il y a bien un scoop ici ou là, ce n'est pas ce qu'on attend de l'équipe. D'ailleurs, de vous à moi, qu'attend on de la presse on line ? Bien fort qui le sait. Moi j'aime encore les longs articles du Monde et du NY Times, les analyses de The Economist et les masturbations des éditeurs de sites d' infos on line qui jouent au journaliste et donne des leçons à la terre entière, je finis par les prendre pour ce qu'elles sont : des aveux d'impuissance éditoriale. Dommage pour Pascal Riché et la bande, d'anciens collaborateurs que j'aimais bien mais leur prose m'emmerde.